Le Funambule Montmartre (Paris 18e)



L’opéra dans tous ses états

comique - à voir

Ils sont trois Suisses, jeunes et fringants, qui vulgarisent le chant lyrique et le répertoire classique avec brio : Davide Autieri en baryton meneur de troupe, orateur décalé à la Édouard Baer, Leana Durney, en soprano à l’organe clair et vibrant qui n’hésite pas à remonter sa jupe pour montrer une gambette bien dessinée, et le taciturne Guy-François Leuenberger, doigts agiles et regard éberlué. Avec peu de moyens et beaucoup d’esprit, durant une heure (...)

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Manuel Pratt - Le Meilleur du pire II

comique - à voir

A l’instar des groupes de rap inconnus qui « niquent » Skyrock sans parvenir à passer sur les ondes, ceux qui se disent « censurés à la radio » déguisent souvent le dépit d’un échec sous une posture révoltée. Ce n’est pas le cas de Manuel Pratt, bras et doigts tatoués, dont la langue acérée fouette le consensus, sans souci de bienséance, et dont l’engagement extrême renverse les règles du système médiatique. Sa dernière chronique sur France Inter, plus (...)

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Alexandre Jean - Marche ou rêve

niveau critique - à vos risques et périls

Ancien élève de l’école Jacques Lecoq, en probable recherche de son clown intérieur, Alexandre Jean appelle la curiosité. Un spectacle de clown sur la guerre dont le titre rappelle une chanson d’MC Solaar ? Nez rouge et serpillière sur la tête en guise de camouflage, un clown soldat est fait prisonnier. Perdu au milieu des tirs, il parle à son capitaine à l’accent chantant, se retrouve face à l’ennemi, à quelques centimètres seulement d’un soldat armé (...)

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Australopithèques modernes

un peu comique - à vous de voir

Aller au Funambule revient à jouer à pile ou face. Parfois, on tombe sur la tranche, comme ici avec un spectacle bien mené mais aux codes un peu figés. Deux comédiens interprètent une suite de saynètes écrites par un auteur contemporain, Christophe Delort - qui joue un one-man-show en ce moment -, dans une veine qu’il dit inspirée de Ionesco, Sébastien Thiéry, Jean-Michel Ribes, Pierre Dac ou les Monthy Python. Alors pour Ionesco, oui, on sent (...)

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Wally - Le best on

un peu comique - à vous de voir

Aveyronais, Wally se décrit ironiquement comme un chanteur de chef lieu de canton, alors que son écriture ciselée a été saluée par la presse parisienne. Humoriste engagé, pote de la confédération paysanne de Bové, il propose au théâtre du Funambule un spectacle au chapeau (3 euros à l’entrée, ce que vous voulez à la sortie), le « best on » de ses 4 précédents one-man-show. Incarnation rurale de la Chanson du dimanche ou de Redouanne Harjane avec qui il partage (...)

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La naïve

un peu comique - à vous de voir

Une pièce jouée dans un petit théâtre sympa par une troupe cosmopolite en partie italienne, après Avignon l’été dernier... Pourquoi pas ? Ce qu’on découvre au Funambule est conforme aux attentes, avec les qualités et défauts du genre : des comédiens au jeu énergique interprètent avec enthousiasme une histoire plutôt bien ficelée, tragicomique, avec ses forces et ses faiblesses. Une famille napolitaine se débat dans la pauvreté. Sous un même toit cohabitent (...)

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Rafaële Arditti - Sarkophonie

un peu comique - à vous de voir

Un petit bout de femme grimée en clown moustachu, en tenue vaguement militaire, récite un discours farfelu sur la politique française, ou plutôt « rançaise ». Derrière l’estrade, placardé au mur à côté d’un drapeau français, cette banderole désigne le programme : « Donner une jamorité à la Rance pour qu’elle puisse pavancer ». A partir d’un discours réel de Nicolas Sarkozy, Rafaële Arditti a écrit une sorte de pastiche bourré de jeux de mots, dans un esprit (...)

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Vos 2 vils - Feydeau et Courteline

comique - à voir

Vos 2 vils, derrière ce titre en forme de calembour se cachent deux grands vaudevilles : Les boulingrin (1898) de Courteline et Mais n’te promène donc pas toute nue (1911) de Feydeau. Metteur en scène et comédien, Amar Mostefaoui a voulu rendre actuelles ces deux comédies en les enrobant d’une forme dansée et stand-up. Voici un spectacle participatif, puisque dans les intermèdes les spectateurs dessinent des éléments du décor, chantent et dansent. (...)

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