Anne-Sophie Girard fait sa crâneuse

Sur le plateau mobile du Bout rond, voici une nouvelle humoriste découverte lors de la scène ouverte du Pranzo, où elle avait fait le sketch de l’apéro-goûter chez sa belle sœur, avec « mignardises » et « cocktail sans alcool », repris dans ce spectacle. Grande, plutôt jolie, pleine d’auto dérision, Anne-Sophie Girard se crée un personnage de Parisienne à la fois prétentieuse et timide, fan des héroïnes de séries américaines genre Sex in the city. Elle décrit ce manque de confiance qui l’empêche de parler aux mecs qui lui plaisent, surtout dans les soirées où elle refait les chorégraphies de Beyonce avec ses copines. Pour se donner une contenance, l’humoriste imagine la pose de flamand rose, nous décrit la danse de la pizza ou de l’arrosage automatique, et se montre dans un speed dating où un garçon lui récite la recette de la quiche lorraine. Son personnage se précise quand on apprend qu’elle est hypocondriaque et allergique aux blagues de médecin du style « bah il va falloir vous amputer ». « Mais c’est pas drôle du tout ça !!! ». Le show se termine par la chanson « Quand tu m’aimes » d’Herbert Léonard, hymne érotique et sexuel bien variet’… Anne-Sophie Girard a beaucoup de qualités, elle écrit et joue bien, mais elle manque parfois d’assurance pour s’accaparer la scène. A part quelques moments de flottement, notamment dans le sketch du baby-sitting, voilà une heure dix d’humour bien rythmé. On apprécie aussi les cassures, quand elle s’arrête trois ou quatre fois de suite pour s’enquérir de la santé d’un spectateur dont la toux fait, selon elle, un drôle de bruit… Un show hypocondriaque, étonnant et vif.

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