Hélène Serres au théâtre de Dix Heures

Avec un style et une voix à la Michèle Laroque, Hélène Serres présente un woman-show à l’ancienne, comme on en fait (presque) plus. C’est l’histoire d’une nana de quarante ans, Géraldine, bobo râleuse qui ne supporte pas grand chose – à part discuter avec ses copines Monica et Évelyne -, y compris ses deux jumeaux dont son mari et elle s’occupent séparément, chacun ayant le sien. On sent l’influence de Pierre Palmade, Muriel Robin ou Sylvie Joly, dans sa façon de faire un peu figée, une certaine lenteur en plus, l’esprit subversif en moins. On a déjà vu souvent les scènes décrites dans ses sketchs, à commencer par la première, runing gag qui revient ensuite sous forme de clins d’oeil entre chaque sketch : la visite au magasin de prêt-à-porter avec sa copine Évelyne qui ne trouve aucun fute à sa taille vu qu’elle est limite obèse (ah ah ah). Ici, ce n’est pas le point de vue de la vendeuse qui est montré (comme chez Alex Lutz, Charlotte Gabris et tant d’autres), mais celui de la copine au regard moqueur. On a droit également à l’expo d’art contemporain, aux embouteillages parisiens, à la kermesse de l’école, sans qu’il n’y ait rien de vraiment nouveau dans le point de vue de la comédienne ! Si le show est bien joué, il ne surprend à aucun moment, poursuivant le registre enclenché dès la première scène. Un one-woman-show à la papa-maman, figé dans une fiction fermée (sans aucune interaction avec le public), qui baigne dans un mauvais esprit très conventionnel !

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