Jérémy Charbonnel

C’est à la mode en ce moment, Jérémy Charbonnel commence par dire bonjour à chaque spectateur, avant un salut collectif. Coaché à l’école du Bout par Christophe Zinck, il affiche un style assez distingué et ordonne à un spectateur de faire ses lacets.

On retrouve quelques thèmes en vogue dans le stand-up, ici traités avec un jeu et des répliques qui font mouche : les enfants si insupportables qu’il faudrait les acheter en kit à 10 ans, le style des gens qui se la pètent artistes parce qu’ils travaillent sur Apple, le PC étant réservé aux comptables, la petite référence à DSK, ou la confession de penchants « SCNFophobique » et « postophobique » à la Dany Boon.

Le comédien analyse le jargon de chez Decathlon, où s’enchaînent les « morning breafings », décrit les difficultés des Français à parler la langue de Shakespeare autrement qu’en yaourt, et ressort son livre de 6e, Apple Pie, dont les aventures de Mrs Turner rappellent des souvenirs à une partie de la salle – un passage inspiré du « Brian is in the kitchen » de Gad Elmaleh qui venait après la « lesson of french » d’Eddie Izzard.

Jérémy Charbonnel aime aussi parler sexe, qu’il drague une Américaine sans comprendre qu’elle est vierge ou évoque, façon réunion ministérielle, la grève sexuelle des Françaises. Tout cela est servi par un jeu précis et une voix un peu outrée à la Jonathan Lambert. Mais le comédien semble ne pas s’être encore complètement affirmé, comme l’indique cette fin qui fait écho à une phrase de Ben : « si j’en ai choqué quelques uns, j’en ai rien à foutre ».

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