Queens of comedy

Queens of Comedy, du nom d’un film réalisé par Steve Purcell en 2001, c’est un plateau comique réunissant uniquement des filles. Master of Ceremony présentant chacune de ses invitées, Shirley Souagnon peut faire penser à Claudia par son côté funky, surtout lorsqu’elle pousse sa voix groovy avec un guitariste. La soirée commence avec la performance d’un excellent beatboxer (le beatbox étant une façon de pruduire des rythmes hip-hop avec la bouche).

Ahou joue un personnage de meuf racaille, bonnet sur la tête et parler vif, reproduisant un cliché porté au top par Julie Ferrier. Christine Jarnia incarne une coiffeuse à l’accent du sud fan de Loana. Christine Berrou raconte ses problèmes avec les mecs, avant de lire la lettre qu’elle a adressée à Brian Joubert, patineur malheureux aux JO de Vancouver (pas très original comme cible comique). Elle maîtrise bien sa partition mais sa voix ne passe pas très bien : est-elle plus journaliste que comédienne ? Carole Guisnel, tout en noir, se fait remarquer par son esprit tranchant, sans concession. Elle intervient pour dire qu’elle est juive, et puis finalement, non, elle n’est pas juive. Bref, elle n’a pas honte du ridicule sur scène, à l’inverse de certaines situations où la vie ne lui laisse qu’une issue, nager « sous l’océan ». Métisse énergique au style un peu masculin, à l’affiche d’un genre créé par Axelle Laffont en 2003, le « One Meuf Show », Marie Derolles évoque le problème de sa féminité à travers son évolution vestimentaire, du jogging au baggy. Bénédicte Flamant parle de ces nouveaux enfants éduqués au bio qui donnent des leçons d’écologie à leurs parents, sur une tonalité elle-même assez enfantine. Avec style et tempérament, Anne-Sophie Girard évoque le prototype de « la conne », chez qui tout est parfait, un peu comme chez le blond de Gad Elmaleh. Après avoir commencé façon Frédéric Recrosio : « je suis Suisse, ça veut dire que j’ai beaucoup plus d’argent que vous ! », Charlotte Gabris ferme le bal de son style pince sans rire.

La session des Queens se conclut sur une impro funky rassemblant le guitariste, le beat boxer et Shirley. Aux antipodes de cette jam funk, la soirée se prolonge par une séquence karaoké avec Rémi au piano. Pas mal d’humoristes venus en spectateurs – Kev Adams, Noom, Arnaud Tsamère entre autres – se mettent alors à pousser la chansonnette en compagnie des Queens, interprétant assez sérieusement des reprises de Balavoine et consorts, des trémolos dans la voix. On passe au Pranzo une longue soirée teintée de bonne humeur et de découvertes humoristiques ! Avis aux fauchés, le show est gratuit – et les artistes ne font même pas tourner le chapeau !

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