Ma Femme, vaudeville catastrophe

La compagnie les Gueuribands invente un nouveau genre : la « comédie massacre ». Tout commence par une imitation de boulevard du niveau de celle des Inconnus – « Chéri, il y a un amant dans le placard ! » -, menée par Alexandre Philip qui surjoue le mari trompé avec la fougue de Didier Bourdon. La pièce pourrait se poursuivre sur cette note parodique, mais au bout de cinq minutes, le vaudeville vrille et vire à la « comédie massacre ». Place à un écoulement ininterrompu d’hémoglobine et à une série d’explosions qui vous décollent du siège. Le théâtre est piégé, les comédiens et les spectateurs sont séquestrés par un mystérieux preneur d’otage à la voix modulée façon « témoin mystère » chez Delarue. C’est énergique, déroutant et drôle, mais pas très original. On sent l’influence de Loft Story, pour le coté camp d’emprisonnement régi par une voix off omnipotente, et celle de Fort Boyard, vu qu’une équipe doit relever des défis dangereux. En plus, la compagnie recourt à la vidéo sans que celle-ci n’apporte rien à l’histoire. Résultat : une pièce vraiment ébouriffante, mais qui se gargarise d’effets techniques plutôt que de chercher à représenter par le jeu les émotions, la peur, la joie. Reste que c’est court, rythmé, explosif… ce qui ne laisse pas le temps de s’ennuyer !

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