Augustin Roncin, Dubaï

    Devrais-je ternir mon ardeur
    Devant les tours impudiques
    Qui retiennent les vents chauds
    Par des portes mirifiques ?

    Ou serrer un garrot
    Autour de mon émoi
    Pour toutes ces nationalités
    Venues coudre l’artifice à la joie ?

    Devrais-je frapper au marteau
    Contre mes yeux brûlants
    Et briser ces vitrines dégoulinantes
    D’une lave de beauté tranchante ?

    Ou contrefaire des larmes d’iodure d’argent
    Afin d’ensemencer les nuages ?
    La fausse pluie, la fausse neige
    Rapportent ici bien plus qu’un mirage.

    Sans foi ni loi, la beauté est partout,
    Là bas, sans toi démesure, la beauté rase les murs.

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