Augustin Roncin, Dubaï

    Devrais-je ternir mon ardeur
    Devant les tours impudiques
    Qui retiennent les vents chauds
    Par des portes mirifiques ?

    Ou serrer un garrot
    Autour de mon émoi
    Pour toutes ces nationalités
    Venues coudre l’artifice à la joie ?

    Devrais-je frapper au marteau
    Contre mes yeux brûlants
    Et briser ces vitrines dégoulinantes
    D’une lave de beauté tranchante ?

    Ou contrefaire des larmes d’iodure d’argent
    Afin d’ensemencer les nuages ?
    La fausse pluie, la fausse neige
    Rapportent ici bien plus qu’un mirage.

    Sans foi ni loi, la beauté est partout,
    Là bas, sans toi démesure, la beauté rase les murs.

    Ce poème fait partie des 23 contributions reçues mercredi 20 mai 2020, à l’occasion de la 3e scène confinée du Chat Noir (dont le compte-rendu est à lire ici).

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