Franck Pelaia, Je t’emmènerai

    Je t’emmènerai, là-haut
    Là où les hommes ne savent pas
    Ce qui se chante ou bien se dit

    Là-haut ils se perdent parfois
    Entre bonté et ignorance
    Là où le bonheur a sa chance…

    Je t’emmènerai là-haut,
    Parmi la joie ou bien l’oubli
    L’oubli de soi et des non dits
    Des belles paroles qui s’envolent…
    Parmi les nuages de poussière
    Entre les arbres et puis la mer,
    Là-haut, là-bas, juste toi et moi.

    Je t emmènerai là-haut,
    Là où le vin te rend heureux
    Là où les gens se regardent bien
    Se regardent droit au fond des yeux,
    Se sourient et puis s’en vont
    Là-haut, là-bas, juste toi et moi

    Je t’emmènerai là-haut,
    Là où les anges lâchent leurs enclumes,
    Où les étoiles parlent à la lune,
    Là où la vie perd de son sens
    À en faire pâlir tout Byzance !
    Là-haut les filles lâchent leurs cheveux
    Parce qu elles ont chaud et c’est tant mieux!
    Là-haut elles boivent et se rendent malades
    D’amour et de belles balades…

    Là-haut l’Olympe n’en peut plus
    Les dieux se perdent dans les nuages
    La pluie l’ivresse même dans les rues
    N’y voyez rien là d’incongru.

    Les pins me murmurent à l’oreille
    Ce que les roses n’osent me dire
    La mer se calme et laisse passer
    Toutes ces voiles bien gonflées

    Là-haut, là-bas,
    Juste Toi et moi
    Sans chemise ni fardeau
    Seulement nos rires sur un radeau…

    Là-haut, là-bas
    Juste toi et moi.

    * * *

    Ce texte fait partie des 29 poèmes reçus mercredi 25 mars 2020, lors de la première scène confinée du Chat Noir. Retrouvez les autres dans le compte-rendu de cette restitution virtuelle.

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