Julie Bailly, Il y a des jours comme ça…

    Il y a des jours comme ça où mon thorax n’arrive plus à se remplir d’air
    Parfois on gagne par fois on perd
    J’entends des cris dans ma tête laissez moi sortir
    J’entends ces cris dans ma tête pour le meilleur et pour le pire

    Il y a des jours comme ça où le ciel n’a plus de couleur
    Où la vie n’a plus de douceur plus de saveurs
    Le cœur battant je ne ressens plus rien, mots d’amour
    Le cœur bat tant et tu n’es plus rien, maux d’âmes lourds

    Il y a des jours comme ça ou j’en oublie mon passé
    Je me laisse espérer, imaginer
    Au creux de tes bras je me sens bien
    Au creux de tes bras je sens le lien

    Il y a des jours ou j’ai envie de tout balancer tout faire péter
    Où je ne contiens plus la colère prête à exploser
    Éclat de verre au fond du cœur mare des manières
    Éclat de verre au fond de l’âme pas envie de me taire

    Il y a des jours comme ça ou j’ai besoin de scènes ouvertes pour libérer ma plume
    Pour oublier ou me rappeler baisser le volume
    Où la trace d’encre de mon stylo me libère de tous mes maux
    Où la trace d’encre se glisse tout doucement sous ma peau

    Il y a des jours comme ça où tout ce poids s’envole
    Légère comme un oiseau, colibri décolle
    La tête dans les nuages, les pieds sur terre
    La tête dans les nuages le cœur tonnerre

    Il y a des jours comme ça

    * * *

    Ce texte fait partie des 37 poèmes reçus mercredi 15 avril 2020, lors de la deuxième scène confinée du Chat Noir. Retrouvez les autres dans ce compte-rendu.

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