La Mort, le Moi, le Noeud

Pour fêter ses 40 ans, le Café de la gare rejoue une de ses pièces à succès. Créé au lendemain de mai 68 par Romain Bouteille et sa bande de joyeux drilles (Coluche, Patrick Dewaere, Miou-Miou et Sotha notamment), le théâtre de la rue du Temple (qui prit d’abord ses quartiers à Montparnasse) réunit toujours une équipe soudée : certains sont partis, d’autres sont restés, comme Sotha et Philippe Manesse, dont les enfants Jérémy et Thimothée assurent l’héritage comique.

Si 40 ans après, le café de la gare ne symbolise plus cette nouvelle façon de faire du théâtre, dépouillée des conventions du boulevard, où une bande de potes disent sur scène les trucs qui les ont fait rire la veille, il garde une saveur particulière, familiale. Comme au Splendid a l’époque du Père Noël est une ordure, ici se joue ce qui se fait de mieux en café-théâtre.

Chaque année, Sotha met en scène une nouvelle comédie. Elle reprend ici un succès de 1985 qui résonne comme s’il avait été écrit aujourd’hui. Une sorte de western théâtral opposant deux familles pour la construction d’un chemin de fer, neuf comédiens qui créent sur scène un beau brouhaha semé d’astuces, de jeux de mots plus ou moins appuyés, de jeux de scène précis, notamment ceux de Jérémy Manesse et Philippe Elno… Bref, on se marre dans un lieu qui rappelle que le théâtre privé n’est pas qu’une histoire de business.

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