Roxane Mathubert, Pourtant c’est un endroit calme

    Pourtant c’est un endroit calme, plus de vague à l’âme
    L’âme s’y repose, la paix s’y noie,
    Moment de joie.
    Plein de plis je rame,
    Pourtant dans mes draps, plus de larmes
    S’en est assez, baisse les armes. Tu n’as plus besoin de tes lames.
    Mais moi du pied je la pousse. Jeune pousse aux yeux grands ouverts.
    Plus rien n’est innocent, quand coule mon cent,
    Cent fois que cette minute passe.
    Passe-passe passera,
    Et moi je serais toujours là.
    Là mais beaucoup trop las, voici donc le La de ma chanson.
    Marchand sans sable, il ment avec prétention.
    Sans amélioration, toujours plein de questions.
    Ça tourne Ça tourne Ça tourne ma conscience s’enroule,
    Étourdie mais rien ne vient malgré mes cris.
    Je m’épuise et quand les forces s’amenuisent mes espoirs cuisent.
    C’est à ne rien y comprendre, de se perdre dans ses méandres.
    De quoi ai-je si peur ?
    Est-ce qu’au-delà de ça, la crainte de me retrouver face à moi ?
    Un aveu de faiblesse pour le pion qui manque de caresses.
    S’arrêter et respirer apparaît comme une insanité.
    Oui. Je sens trop bien dans cet espace entre deux riens,
    Alors. A l’aube, la promesse d’un autre jour
    Tout en haut de ma tour
    Alors, s’en est enfuie sans que j’ai pu lui dire merci
    Mon amie la Nuit.

    * * *

    Ce texte fait partie des 37 poèmes reçus mercredi 15 avril 2020, lors de la deuxième scène confinée du Chat Noir. Retrouvez les autres dans ce compte-rendu.

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