Sophie Crêtet, Hymne à la vie

    Un long souffle de mille baisers prédestinés,
    Alors que tu n’étais pas né,
    C’est ainsi qu’a commencé l’histoire,
    Telle une aventure transitoire dédiée,
    Bel esprit d’ouverture,
    Entre toi et moi ton aînée,
    Pour qu’à chaque instant tu vois et captures,
    L’instant présent qui compose déjà ton futur.
    Désormais ta grand-mère adorée,
    Toujours à tes côtés,
    Tu as cambriolé mon cœur,
    Avant même tes premières heures,
    Puis, sans attendre de dépasser l’étape du quatre pattes,
    Tu es devenu pirate, pirate passionné de mon cœur.
    Tu commençais à me croustiller de l’intérieur,
    Éveillant en moi de nouveaux sentiments,
    Sorte d’âmes sœurs.
    Distiller ce que cette confiance héritée,
    Légitimée par moi, ton aînée,
    Afin de t’accompagner au mieux,
    Pour parfaire le travail amoureux de tes parents,
    S’offrant à deux des moments,
    Histoire qu’à travers mes yeux, toi mon diamant,
    Tu puisses comprendre combien ils sont importants,
    Pour ne pas dire précieux.
    Sur ton voilier tout juste inauguré,
    Au travers de nos mamours, je sais que pour toujours,
    Tu sauras savourer, ces moments presque estampillés,
    En déployant les voiles immaculées,
    Tu sauras y graver: Respect, bienveillance et honnêteté
    C’est à ce moment-là que tu vas tout te remémorer, en pointillé,
    Comprendre l’importance de ce côté foufou légèrement acidulé,
    Partagé avec moi, ta grand-mère un peu fêlée.
    Qui te fera toujours souriant presque décalé.
    Alors toi sauras que je suis toujours là à tes côtés,
    Pour te pousser à avancer.
    Non sans distiller un long souffle de mille baisers
    Je t’accompagne sur ton chemin
    Tu peux presque sentir ma main,
    Maintenant tu n’as plus peur, devenu franc cambrioleur,
    Tu es parvenu capitaine de ce beau navire,
    Destiné à obtenir le plus noble de tes désirs.
    Chaque pas que tu feras pour gravir le Mont Bonheur,
    Tu l’honoreras en tenant paroles et valeurs.
    Sorti de ton bac à sable,
    A la quête insatiable des faces vertigineuses de cette montagne,
    Tu n’es pas une personne haineuse,
    Mais un jeune homme responsable,
    Qui sourit à La Vie farceuse.
    Et là, tu te souviendras que toi et moi,
    Au cours de nos moments privilégiés que dis-je sacrés,
    Fut un temps, sorte d’intime glorieuse,
    L’avons gravi ensemble, cette montagne fameuse.
    Te voilà en joie,
    Navigant sur les mers et les océans,
    Doté de résilience diluée dont tu as hérité,
    Dans l’espoir de t’insuffler,
    Le goût de cette chance qui t’est donnée,
    De naviguer voiles aux vents de ta vie,
    Tissées également d’un fil blanc,
    Par la mamie-chipie aimante que je suis.
    Attiseras-tu cette étincelle innée car bien cachée,
    Dans ce vase fêlé qui a le pouvoir de laisser passer la beauté
    Des mille baisers que je t’avais destinés,
    Au point que tu en sois imprégné,
    Signifiant simplement,
    Que même un pirate hors-pair loin d’être débutant,
    N’a besoin finalement que de ses repères primaires évidents :
    Ses Parents

    * * *

    Ce texte fait partie des 37 poèmes reçus mercredi 15 avril 2020, lors de la deuxième scène confinée du Chat Noir. Retrouvez les autres dans ce compte-rendu.

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