Pierre Palmade – J’ai jamais été aussi vieux

Après avoir enchaîné quelques succès théâtraux et télé, dont Made in Palmade, un « boulevard Bouvard » version impro (il a lui-même débuté dans la classe avec Laroque et Bigard), l’humoriste revient dans un one-man-show mis en scène par Alex Lutz. A un âge de comique vintage (40 ans), il se sent libre de parler de lui-même, insiste sur sa bisexualité qu’il n’avait jamais évoquée sur scène et interprète un magicien quadra épaulé dans ses tours par une mère castratrice.

Il introduit son show de deux manières, l’une prétentieuse : « vous n’allez jamais rire autant de votre vie », l’autre défaitiste : « vous allez peut-être rire de temps en temps, mais c’est pas sûr », façon drôle et honnête de se moquer des effets d’annonce qui souvent déçoivent. Les trois premiers sketchs racontent une histoire en plusieurs épisodes : en répondant à un téléphone portable abandonné au café, il tombe sur une fille suicidaire, elle devient sa femme, ils ont un enfant et il annonce à son ex beau père, un vieillard cacochyme aux histoires ronflantes, qu’il vit désormais avec un homme.

Entre les sketchs, Palmade joue à la star du show biz et raconte un tournage avec Steeve Mac Queen et Liz Taylor qu’il présente à Rudolf Noureev, ainsi que d’autres fausses anecdotes qui rappellent les vraies de Pierre Richard, son partenaire dans Père et Fils. Palmade est toujours cet humoriste mélancolique et profond qui aime évoquer la mort, notamment dans le sketch poignant où un soldat écrit une lettre du front pendant la guerre de 1914. A la fin, comme dans ses Seconds spectacles, il entonne trois chansons, dont une parodie de Claude François où il se fait plaisir (plus qu’à nous).

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