Ballet Manchot – Par le Collectif AOC

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  • Acrobates : C. Berthomier, F. Jebejian, PJ. Bréaud, J. Candoré, J. Monin, J. Bonzon, O. Trapon, J. Garnier, C. Denat, G. Montels - Musiciens : C. Donnet-Descartes, L. Lachat, K. Laval, C. Guillet, C. Gilibert. Photos : Damien Bossis 
  • Spectacle vu le 27 octobre 2013 à
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Pour le dernier dimanche de Village de Cirque, en octobre, sur la pelouse de Reuilly, on assiste au spectacle du collectif le Cubitus du Manchot… Trois ans après le Collectif AOC, dix athlètes acrobates et cinq musiciens au rock sombre et pulsé créent un Ballet manchot. Soit un ballet de corps qui circulent avec une énergie folle, projetés en l’air par la bascule coréenne (une planche sur un rondin, où chacun saute pour envoyer l’autre en l’air) et la banquine (deux porteurs qui propulsent un voltigeur debout sur leurs mains entrecroisées).

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D’emblée s’installe un univers incroyable : on pénètre l’imaginaire d’un être androgyne qui débarque poussé sur un chariot, une sorte d’humain-manchot crachant des plumes. Il intime aux spectateurs de se « toucher », fait taire les enfants bruyants qui frissonnent avant d’éclater de rire. « Ramenez moi dans ma loge, préparez le bal », dit-il à ses suivants. On devine une rock star sombre, un punk gothique. L’orchestre balance un rock vibrant et tous se lancent dans une chorégraphie militaire ; l’inquiétant colonel frappe du pied, donne le rythme à ce ballet animal, martial. Plus tard, on entend du tango, de la jungle, du rock et les acrobates se font danseurs.

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Sauts, funambulisme, les corps projetés dans tous les sens décrivent des courbes, portés de bras, verticalité. Au sol glissent vélos, cerceaux, corps catapultés qui s’enroulent, rebondissent en rythme… Mais ces danseurs acrobates sont aussi d’excellents comédiens. Chacun campe un rôle et une personnalité bien définis, en particulier ce clown gaffeur qui se bat pour protéger les faibles. Tous ont des mimiques hilarantes ou sérieuses. Leurs costumes sont beaux, les lumières étudiées et les chariots s’emboîtent comme des chars métalliques à la James Thiérée… Pendant une heure quarante, à un rythme intense et tenu, on savoure le cirque de rue dans son plus bel éclat, utopique, vigoureux, trépidant, enchanteur.

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