Crazy Horse – Désirs

  • Mise en scène Philippe Découflé, direction artistique Ali Mahdavi
  • Spectacle vu le 21 novembre 2013 à
  • Réserver sur liens Fnac

« Le plus avant-gardiste des cabarets parisiens », lit-on sur le site… Créé en 1951 sur le modèle des shows de Las Vegas, le Crazy Horse n’a rien à voir avec le traditionnel Moulin Rouge ou le plus discret Paradis Latin. Avec ses 270 places, c’est pourtant l’un des plus petits cabarets parisiens – si l’on l’excepte Michou, 80 places. Ici, les musiques sont actuelles et les lumières stroboscopiques recouvrent des corps à l’érotisme assumé.

Dans Désirs, à l’affiche depuis septembre 2009, les créations allient modernité et esthétisme : lumières « made in Crazy », effets spéciaux, costumes précieux, rythmes actuels. Le chorégraphe Philippe Découflé signe la mise en scène, avec le photographe Ali Mahdavi à la direction artistique. Zula Zazou, Jade Or, Psykko Tico ou Nooka Karamel : douze danseuses aux noms fantasques et à la beauté assassine se succèdent dans des tableaux érotiques très léchés.

Ombres chinoises, ballets de jambes fines, longues silhouettes, sons et lumières soignés, chuchotis ou voix mêlées à des basses vibrantes… Une danseuse s’accroche à la barre, une rouquine se débat, prisonnière de lianes, une chef d’entreprise entame un strip tease torride, trois plantureuses créatures agitent leurs « red shoes », dix « glamazones », perruques et queues de crin, s’ébattent en rythme. Sans oublier ces deux playboys qui jonglent avec des quilles en se déshabillant et en se rhabillant dans une séquence étonnante…

La lumière projette sur les corps toutes sortes de motifs, icônes et rayures rouges ou noires, dans une atmosphère techno-pop baroque propre aussi bien à Philippe Découflé qu’au Crazy Horse dont il a épousé les codes. Les tenues sont extravagantes, coiffes de perles, bas, costume de cosmonautes, la mise en scène est très vive, soutenue par des rythmes techno et de nombreux samples de voix, de bruits. Durant une heure et demie, dont un entracte de dix minutes, on se laisse bercer par ces séquences enlevées, enivrantes, en dégustant le champagne Crazy Horse, dont la maison écoule 50 000 bouteilles par an. C’est rythmé, sensuel, inventif, lumineux et moderne… Bref, le cabaret strip tease le plus actuel.

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