Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars ? de Carole Thibaut

Sur un vaste plateau nu et incliné qui symbolise le plancher immaculé de son appartement, une femme de 40 ans reçoit la visite de son vieux père malade. Dure, intransigeante, retranchée derrière sa réussite sociale, elle refuse de dialoguer avec cet homme dont la mort prochaine ne lui inspire pas la moindre empathie. A ce couple familial perclus dans une haine passionnelle se greffe Ric, le petit ami de la femme qui, piégé, se garde de prendre parti. Le texte de Carole Thibaud décrit avec des mots simples, forts – et quelques clins d’œil ironiques – l’impossible relation entre un père et sa fille qu’on découvre maltraitée dans l’enfance. Si la pièce est un peu longue, elle nous maintient sous tension jusqu’à un dénouement paroxystique.

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