Kosh – spectacle de beatbox mis en scène par Etienne de Balasy

Tout le monde n’est pas familier du beatboxing (ou human beatbox), discipline côtoyant le rap, le deejaying, le graffiti ou la danse au sein de la culture du hip hop. Il s’agit d’imiter avec la bouche le bruit des percussions, comme c’était le cas il y a fort longtemps en Inde ou en Chine. Un art dont quelques grands représentants seraient Rahzel, Dave Crow, Sly du Sain Supa Crew, ou encore Eklips. C’est pour présenter cette discipline à la fois technique et ludique que Kosh, artiste lyonnais spécialiste du genre, a conçu ce one-man-show mêlant une performance live à l’histoire de sa vie. Un show de vulgarisation ludique, où, en 55 minutes, il nous parle de son enfance, son couple, et surtout de son amour du beatboxing.

D’abord, Kosh est un personnage débordant d’empathie et de bonne humeur, dépourvu de toute vulgarité, qui évoque son parcours d’une façon attendrissante, son enfance dans une petite ville proche de Lyon, sa famille adoptive, un grand frère grateux fan de métal, un père sérigraphe qui manie des machines lourdes et bruyantes : soit un environnement sonore qui le conditionne très jeune à imiter ce qu’il entend. Lorsqu’il quitte le foyer, sa passion l’emmène à Lyon où il accompagne sur scène des gens aussi connus que KRS One.

Au-delà de son histoire émouvante qu’il parsème de clins d’œil humoristiques, Kosh délivre une performance à l’aide de son sampler : non seulement du beatbox, mais aussi des bruitages divers (comme le koala qui vomit), et une série d’instrumentaux d’où émerge ce hit dance pour boîte de nuit estivale réalisé avec trois mots du public. Il décortique les techniques du beatbox en leur donnant des noms amusants, comme le « pose ta capuche ». Côté one-man-show, c’est parfois un peu gentil ou daté, comme ce passage extrême-oriental qui tient à la fois des Inconnus et de Michel Leeb. Mais il y a une telle bienveillance chez Kosh qu’on adhère à sa bonne vibe, surtout en famille. Car Kosh sait parler aux enfants, lui qui anime des ateliers dans les écoles où le beat box a remplacé la flûte à bec.

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