Christophe Alévêque revient quand même

Était-ce bien nécessaire ? Non, pas vraiment, mais Christophe Alévêque revient quand même au Rond-Point où il a élu résidence. Il remercie d’ailleurs son ami Ribes de lui laisser la grande scène pour élucubrer en roue libre, à tout propos. Son terrain de jeu, c’est la revue d’actualité, un genre qui lui ofrre une grande liberté et des écarts improvisés. Évidemment, il n’y a pas que de l’impro ou des choses écrites le jour même. Sur l’affaire Gregory notamment, dont le chroniqueur propose une chronologie détaillée, soulignant l’absurdité et le tragique de cette histoire abracadabrante, celle de la France d’en bas minée par les jalousies de clocher, celle d’une série de meurtres nés de la jalousie causée par la réussite d’un homme passé contremaître qui s’achète un canapé en cuir. Dans un tout autre registre, il passe un bon moment à décortiquer une autre affaire de l’actualité estivale : la naissance d’un panda dans un zoo français !

Mais il y a aussi Sarkozy (« ah il me manque ! », glisse-t-il périodiquement comme un gimmick), les ministres d’En marche, Bayrou prétendant moraliser la vie politique et forcé à démissionner, ou Gérard Collomb dont la santé l’inquiète. Bizarrement, rien sur Trump ni Le Pen, si ce n’est un clin d’œil à Marion Maréchal qui l’excite, tout comme elle faisait fantasmer Thomas N’Gijol dans 2.

Alévêque extériorise son humeur avec passion. Il se plaît toujours à revenir sur ces événements qui l’exaspèrent et lui permettent de déverser ses coups de gueule, comme lors d’une psy collective, confie-t-il.

La mise en scène est réduite à l’essentiel, un pupitre sur lequel il lit ses notes et qu’il tape régulièrement pour mieux le rehausser, de même que, comme un tic, il remonte son pantalon toutes les cinq minutes. Bref, voici sans trop de jeux de scène, une heure et demie d’actualité décortiquée d’un œil moqueur, goguenard ou exacerbé, par un humoriste qui reste toujours sur le qui vive.

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