Homosapiens, de Grégory Questel et Aristide

C’est le syndrome d’une famille incapable de communiquer, meurtrie par le souvenir enfoui et omniprésent d’une mère suicidée. C’est la douleur d’un père au chômage que les huissiers vont saisir et qui fait croire que tout va bien, car « parler c’est le langage des faibles » – Daniel Berlioux, très convaincant. Celle du fils largué par sa copine qui reproche à son père de ne pas l’écouter quand lui-même n’entend pas son meilleur ami – Gregory Questel, qui joue la confusion d’une voix trébuchante. Et celle de cet ami homosexuel, orphelin de père, qui délivre par la parole cette famille enferrée dans le silence – fascinant François Feroleto. Servie par des comédiens qui jouent tout en nuances, cette pièce est finalement un plaidoyer pour la psychanalyse.

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