L’appel de la pompe à feu

L’appel de la pompe à feu. Le non-sens apparent du titre est à l’image de la pièce d’Agathe Thalazac : délirante, fantaisiste, dada. C’est un hommage au musicien Erik Satie, à son époque avant-gardiste qu’a voulu rendre l’auteur, sans que ne soit directement reprise sa musique. Le compositeur Paolo Furlani, influencé par Stravinski et Poulenc, cherche à recréer cette ambiance début de siècle, dans la partition jouée par quatre musiciens au fond de la scène (clarinette, violoncelle, piano et percussions). L’histoire : Satierik a composé une pièce que refuse de mettre en scène le bel Hercule, au risque de se retrouver face à la Mort sur Pied ! L’atmosphère fait un peu penser à l’ambiance de Parade, ce ballet dont Satie fit la musique, Cocteau le texte, et Picasso les décors. Pour ponctuer leurs paroles souvent énigmatiques, les comédiens qui évoluent dans un décor influencé par Kandinsky se servent de petits instruments de musique. Certes, cette forme fantaisiste et colorée, inédite au début du vingtième siècle, semble aujourd’hui un peu vieillotte. Mais on n’est pas déçu d’assister à ce cabaret loufoque dont l’invention poétique rappelle les univers de Jean Cocteau ou Boris Vian…

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