Histoire de chaperons

Rayon marionnettes, vous connaissez Guignol, qui fait hurler les enfants en échappant toujours à l’attention des gendarmes. C’est sur cette interactivité que joue la marionnettiste Ghislaine Laglantine en reprenant l’histoire du Petit Chaperon rouge, où une petite fille est confrontée au méchant loup lorsqu’elle traverse la forêt pour apporter des vivres à sa grand-mère. Ghislaine Laglantine a décidé de changer le cours des choses. Ses personnages se révoltent contre la conteuse qu’elle incarne, contrainte à inventer deux variantes à l’histoire : La petite chasseuse rusée et Le petit cabas rapide.

A la différence du castelet qui cache d’ordinaire les marionnettistes, celles-ci prennent ici le risque de manipuler à vue, mais la convention est acceptée par les enfants comme par les adultes. Accompagnée de Coralie Maniez ou Leslie Sevenier qui animent en alternance la grand-mère et le chaperon doté d’une petite voix enfantine, la conteuse transforme le méchant animal en gentil loulou pataud, tout aussi décalé que les répliques du chaperon : « j’m’ennuie comme un nougat tout raplapla, j’m’ennuie comme un ouistiti tout rabougri ». Sur une musique prenante, les marionnettistes font tourner le plateau à toute vitesse et se prêtent à un combat bruité qui rappelle les meilleurs jeux vidéo de baston. Les grands s’amusent des variations et les petits exultent, avant de voir de près les marionnettes à l’issue du spectacle.

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